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Que peuvent faire les parents pour favoriser une relation forte et positive entre frères et sœurs ?

L’amour et l’entente au sein d’une fratrie ne sont pas forcément innés et évidents.

Et si certains enfants s’adorent et passent leur temps ensemble, en s’apportant un soutien indéfectible, la plupart des autres ont une relation nettement plus complexe en fonction des circonstances, des âges, de la composition de la famille…

Alors, que peuvent faire les parents pour favoriser une relation forte et positive ?

Voici notre liste de bonnes pratiques, où vous pourrez piocher des idées utiles …

  • Préparer l’arrivée du cadet.

S’il va de soi pour nous, adultes, que l’arrivée d’un bébé ne remet pas en cause l’amour porté à l’aîné, il n’en est pas de même pour lui.

En fonction de son âge et de l’estime qu’il a de lui-même, il va ressentir des émotions diverses à l’idée de l’entrée dans la famille de ce nouveau-né. Il est donc capital de lui expliquer que si son rôle va changer, son importance dans la structure familiale reste la même.

  • Partager des moments d’intimité, même courts, avec chacun des enfants, et idéalement, des parents.

Papa peut lire une histoire au grand pendant que maman donne le bain au petit ; le lendemain ce sera l’inverse. Le plus important est que l’adulte dise vouloir consacrer ce moment à cet enfant, et non pas devoir le faire pour une question d’organisation.

  • Interdire toute forme de violence, quelle qu’elle soit.

Les enfants doivent pouvoir exprimer ressentis et émotions suscités par leurs frères et sœurs, mais dans le respect. Ainsi s’il faut favoriser le « je n’aime pas que tu… » ou même le « ne touche pas à mes jouets » par exemple, on ne laissera pas passer les insultes et encore moins les coups, pincements ou autres débuts de bagarre.

  • Travailler la communication et les règles de la maison.

En effet, il n’est rien de plus naturel que l’envie et l’instinct de propriété. Et pas toujours très simple pour les enfants de comprendre ce qui appartient à chacun et ce qui est à tous.

Par ailleurs, le fait que les plus grands puissent faire certaines choses (aller seul dans le jardin, se servir dans les livres de la bibliothèque familiale ou les placards de la cuisine…) et pas les plus jeunes doit être expliqué, en veillant à insister sur l’âge et les capacités afin de ne pas saper la confiance en soi.

  • Expliquer aux plus grands leur rôle, d’exemple et d’accompagnement, pas d’autorité ou de responsabilité.

S’il est normal de leur demander de consacrer de l’attention et un peu de temps aux plus jeunes, il ne faut pas que cela devienne trop important et pesant.

  • Interdire de rapporter, même si cela est légitime car, pour qu’une relation puisse se construire, la confiance et la solidarité sont essentielles.

Si chacun rapporte sans cesse les bêtises des autres, les parents vont se retrouver dans un rôle d’arbitre perpétuellement sollicité, et forcément perçu comme injuste.

  • Les habituer à accomplir des tâches ensemble, que ce soit pour mettre le couvert, ou aller faire une course, afin qu’ils voient tout l’intérêt de collaborer.

Ils vont découvrir les goûts et points forts des autres comme d’eux-mêmes, la valeur de l’entraide, le plaisir de faire les choses ensemble …

  • Éviter les comparaisons. A tout prix. C’est fondamental.

Même avec des formulations positives, le « plus que » ou « moins que » a un impact extrêmement fort voire destructeur pour l’estime de soi.

Et rien de pire pour alimenter la jalousie !

  • Valoriser efforts et comportements positifs.

Certains comportements difficiles ont pour objectif principal d’attirer l’attention des adultes. Si cela fonctionne, ils se répètent.

A l’inverse, accorder du temps et de l’importance aux bons aspects de la relation va mettre l’accent sur le positif et le renforcer. Il sera donc plus « profitable » aux enfants d’être dans le jeu et l’entraide que dans la délation ou les chamailleries.

  • Être juste sans traiter tous les enfants de la même façon.

Difficile équilibre à trouver, c’est pourtant important. On touche là à la différence entre égalité et équité ; tous les enfants n’ont pas besoin de la même chose en même quantité ; ils ont besoin de se sentir traité de façon à être à mis à égalité (pensez aux handicaps en sport par exemple, entre un bon joueur et un débutant …)

Bien sûr, on pourrait allonger cette liste, en fonction des âges et du nombre d’enfants, du fait que la famille est recomposée ou non…
L’idée n’est pas forcément d’être exhaustif, mais plutôt d’établir (ou rétablir) de grands principes qui permettent de vivre au quotidien de façon harmonieuse…

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