Ne pas être un parent parfait… mais exemplaire !

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Être parent n’est pas aussi simple qu’il y paraît.

Entre les injonctions des uns et des autres (y compris celles de la société), nos valeurs, nos attentes, nos envies, nos besoins… et le quotidien, rien ne se passe comme prévu !
Ou espéré…
D’ailleurs, qu’avions-nous prévu ?

D’être un parent “autoritaire”, pour donner des bases claires et non discutables ? Et “avoir la paix” quand on le souhaite ?
Ou un parent “surprotecteur”, afin d’éviter à nos enfants les dangers du quotidien ? Quitte à faire les choses à leur place ou leur transmettre une partie de notre anxiété ?
Ou plutôt un parent “cool”, à la limite du désengagement ? Histoire de ne pas être toujours derrière ces chers petits, et puis parce que la vie ne se réduit pas non plus à eux ?
Ou encore un parent “perfectionniste”, qui veut ce qu’il y a de mieux dans tous les domaines ? Au risque de courir partout, tout le temps, et de mettre beaucoup de pression ?

Non, bien sûr …

Le parent que nous voulons être, c’est …

Un parent bienveillant, qui comprend ses enfants parce qu’il les aime, leur donne ce dont ils ont besoin parce qu’il les observe, tout en mettant en place un cadre sain parce que ça leur permet de bien grandir.
D’autant plus que c’est facile, les modes d’emploi fleurissent partout : sur internet sous forme de blogs et de vidéos, à la TV sous forme d’émissions aux heures de grande écoute, à la radio sous forme de chroniques, aux devantures des librairies avec un rayon parentalité qui explose !

Alors, il n’y a plus qu’à.
Oui.
Bien sûr.
Sauf que … on est des humains. Et on a beau avoir un superbe mode d’emploi, nos enfants trouvent toujours moyen d’être dans une catégorie ou d’adopter une attitude que l’on n’a pas encore étudiée.

Et puis, il y a la fatigue.

C’est peut-être très simple sur le papier de “se mettre à la hauteur de l’enfant, lui parler calmement, être clair dans ses consignes, et clore la conversation sans élever la voix”… mais pas quand on vient de passer 30 minutes derrière un bus qui s’arrête tous les 500 mètres après une looongue journée de travail entre collègues agacés par le contexte sanitaire et clients qui veulent être servis avant d’avoir passé commande !
Et qu’il faut pallier l’absence de (au choix) la nounou / l’enseignant / le collègue chargé du dossier à rendre aujourd’hui …
Et faire tourner la maison.
Et répondre à (au choix toujours) sa mère / belle-mère / sœur / meilleure amie / voisine … que, si, on est bien conscient des enjeux de l’éducation de nos enfants, mais que non, pour une fois, manger des pâtes et pas des légumes au dîner n’aura pas de grave incidence sur leur développement psychologique et physique.

Alors on craque et on crie (voire pire). Et puis on s’en veut.
Parce qu’on fond de nous, on voudrait être un parent parfait. Parfois, on croyait même en être assez proche…. (si, si, certains le pensent)
Alors on est déçu, forcément.

Je vais donc vous donner mon point de vue sur la question.

Personne n’est parfait.
Ni en tant que parent, ni en tant que rien d’autre d’ailleurs.

Et tant que l’on vise cette perfection, on est insatisfait.
Et on reporte plus ou moins consciemment cela sur nos enfants.

Alors, on renonce ?
Peut-être !
Ou alors, on modifie notre objectif et on remplace “parfait” par “exemplaire”.
Vous me direz peut-être que c’est la même chose … et bien, pas du tout !
Exemplaire, c’est “qui donne l’exemple”.
Tout simplement.

Donc, si on s’est agacé en rentrant du travail, et bien… on le reconnaît. Le cas échéant, on s’excuse. En disant simplement que l’on était fatigué et qu’on n’aurait pas dû élever la voix. Et que l’on va prendre quelques minutes pour nous, histoire de revenir calmé. C’est tout.
Ce qui va avoir de grandes vertus : on relâche la pression (sur nous en premier) en baissant son niveau d’exigence, on s’assouplit, on montre comment gérer une émotion / situation / dérapage …
On est sincère et humain.
On est vrai.
On est mieux.

On devient un parent … parfait ? 😏